1. Comment et où la FM a-t-elle débuté ?

De quelle « franc-maçonnerie » parlons-nous ? En effet, il faut savoir faire la différence entre la franc-maçonnerie dite « opérative » composée d’hommes travaillant physiquement la pierre sur les chantiers, et la franc-maçonnerie dite « spéculative » où les outils sont symboliques et permettent de transmettre un enseignement qui s’est étoffé au fil des siècles.

Si l’on parle de la franc-maçonnerie « opérative », elle provient d’Ecosse, ou, en tout cas, la somme des sources textuelles qui nous est arrivé jusqu’à ce jour indique qu’elle provient d’Ecosse.

Le passage toutefois d’une maçonnerie « opérative » à une maçonnerie « spéculative » fait néanmoins couler beaucoup d’encre depuis des siècles. Vous ne le savez pas encore, mais il s’agit d’un débat acharné entre spécialistes plus ou moins autoproclamés, qui ne peut finir que par une seule conclusion : nous n’avons pas suffisamment de sources pour tirer une chronologie générale satisfaisante. 

Gardez-juste en mémoire que la franc-maçonnerie des origines provient d’une tradition que l’on nomme la transmission du « Mot du Maçon » et qui était en réalité la cérémonie à laquelle un Apprenti-Compagnon recevait un mot afin de pouvoir se rendre sur n’importe quel chantier et réclamer le salaire dû aux compétences qui étaient les siennes.

Grâce à ceci, les tailleurs de pierre, organisés en Loge, pouvaient ainsi réglementer le travail dans une ville ou une région, et constituer également ce que l’on nommait une « common box » et qui n’était rien de moins que la première tentative d’un fond commun à destination des malades dans l’incapacité de travailler ou des veuves. Mais ceci est encore une autre histoire.

Publié par Hervé H.Lecoq

Hervé HOINT-LECOQ est né en 1982 et travaille comme Responsable de Service Clients dans le domaine de la vente en ligne. Membre de l’Académie de Vaucluse, passionné d’Histoire, il a administré et participé à différents sites internet personnels et associatifs. Auteur de différents articles en langue française mais aussi anglaise dans des revues, des magazines ou sur des sites d’information, il est désormais rédacteur d'un journal de bord sur la transmission professionnelle. « Je me cultive en faisant quelques recherches que j’ai le plaisir de partager en les faisant publier. Merci d’ailleurs à tous les lecteurs qui montrent de l’intérêt à mes travaux et qui sont une motivation supplémentaire pour continuer d’avancer »

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